Les Beautés Vulgaires, c'est sept personnes. Pouvez-vous nous présenter les différents membres du groupe ?
Il y a Flips à la batterie, Alex à la basse, Jérémy qui fait guitare rythmique et violon, Fred qui fait guitare, Fluteau et Punky qui font saxe et Clément qui chante. De plus, on est suivi par deux techniciens, Seb a l'éclairage et Bertrand au son.
Pourquoi avoir choisi ce nom : Beautés Vulgaires ?
Beautés Vulgaires, c'est pour le côté antithétique des deux termes. C'est absolument pas pour notre beauté physique quoi que réelle. C'est plutôt pour souligner le côté festif qu'il y a dans nos albums et le côté réaliste, tranche de vie, scène de tous les jours... le côté noir, la gaieté la tristesse...Tu vois... Beauté Vulgaire... Un petit peu comme le yin et le yang...
C'est à partir de 1995 que s'est formé le groupe. Comment ça s'est passé ?
Les Beautés Vulgaires ont été créées par Alex, Clément, et Jérémie. Le démarrage du groupe est parti d'un délire, d'un pari. Un jour, ils ont décidé de faire un concert. Je ne sais même pas s'ils avaient répété avant. Ils se sont tapés ce délire puis ça a bien marché. Ca s'est passé dans un bar à Toulouse pour les étudiants. De là, ça a continué. Puis, ça a pris de plus en plus d'ampleur. Les musiciens étaient quand même des mecs qui étaient en musicologie, des gars qui faisaient des études musicales assez poussées, qui étaient tous ou quasiment tous au conservatoire. C'est devenu de plus en plus sérieux. Ca a débouché sur des bonnes bases, tout en restant dans un délire entre copains. A l'époque, Jérémie était à la batterie, Alex à la basse et Clément au chant. Il y avait d'autres musiciens qui étaient dans ce groupe mais ils sont partis. Ensuite, d'autres se sont greffés. Fred est arrivé à la guitare. Enfin, il y a un an de cela, sont arrivés les cuivres. Sur le premier album, on était un saxe et un trombone. Le trombone est parti et maintenant on est deux saxes.
Autre moment important dans la vie du groupe, ce fut la sortie de votre premier album " Des lyres et des boires "...
On a commencé par écumer les bars de Toulouse, tout du moins ceux où c'était possible, où il y avait une petite scène et où l'on permet aux groupes de démarrer. Il y avait notamment 'Les Trois Petits Cochons' un bar très bien pour ça, un bon tremplin pour les grosses scènes toulousaines. Puis, de fil en aiguille, plus on faisait des concerts, plus on rencontrait de gens et d'autres groupes. Ces derniers nous branchaient sur d'autres plans. Petit à petit, on a rencontré Maxence. A l'époque, il était patron de Scalène Disque. Scalène Disque s'est transformé en Label Active distribué par Mosaïc Music. Notre premier album a donc été pris en compte, seulement en distribution par Maxence, et puis ensuite, content du fruit de nos efforts, il nous a signés en licence pour le second. Maintenant, on est produit et distribué par lui.
La scène toulousaine a toujours été très importante dans la production de nouveaux artistes français. Avez-vous bénéficié de structures ou d'aides particulières ?
Il y a des choses. Il y a notamment toutes les personnes qui s'occupent de l'antenne du Printemps de Bourges. Là, en ce moment, ils sont plutôt dans une mouvance électronique. Je pense qu'ils privilégient un peu cette activité là. Mais, ils ont longtemps aidé des groupes à jouer. Après, les fonds, les aides... Nous, on n'a pas été aidé par ça. On a plutôt été démerdard. Je pense que c'est pareil pour tous les groupes. Par contre, il y a des gens très très gentils à Toulouse. On a eu la chance de rencontrer Maxence et Bleu Citron. Bleu Citron est notre tourneur. Ce sont eux qui ont eu confiance en nous. Bleu citron c'est quand même une assez grosse boite. Ils s'occupent des Spook and the Guay. Ils se sont occupés de Zebda, de Stéphane Eicher. Tout ce qui est gros spectacle au Zénith à Toulouse, ça passe par eux et on a la chance de travailler avec eux.
Votre deuxième album "Zoo de Nuit" est sorti au printemps 2001. Comment s'est déroulée sa conception ?
La conception du deuxième album a été plus posée et plus construite que celle du premier. La façon de créer le premier album a été assez chaotique. On l'a fait à l'arrache. C'était complètement désorganisé. Donc, déjà, on a décidé de faire les choses un minimum à l'avance. Les morceaux étaient prêts, bien répétés. On était vraiment au point deux mois avant l'enregistrement. Et puis, ça a porté ses fruits. L'enregistrement s'est bien passé.
Pourquoi avoir choisi ce titre "Zoo de Nuit" avec ce visuel sur la pochette qui représente des animaux dans un manège ?
Ce titre, ça correspond à la vie qu'on avait un petit peu, une vie nocturne, une vie de concerts, de scènes. Dans cet album, il y a beaucoup de personnages que l'on a rencontrés, beaucoup de tranches de vie dépeintes dans nos chansons, d'ou le manège sur la pochette, d'ou les animaux, d'ou "Zoo de Nuit". C'est un petit peu la faune nocturne dans les bars, une faune qui est assez différente de celle que tu rencontres la journée mais qui pour moi est plus expressive et plus vraie. Les gens sont souvent plus relax, plus natures quand ils sortent. Dans un bistro, quand tu veux avoir une discussion avec quelqu'un, souvent l'amitié se lie là.
Ce deuxième album a d'ailleurs un côté très festif, aussi bien dans sa tonalité musicale que dans les textes. Est-ce que c'est votre marque de fabrique ?
On n'a pas envie d'être que festif. Majoritairement, on a envie de donner de l'énergie, une énergie positive, de faire passer un message de bonne humeur. Lorsque l'on est sur scène, on a envie que le public ressorte avec le sourire. Souvent, quand on croise le public, à la fin, on a cette réflexion : "le titre x, je me le passe tous les matins sous la douche ! Ca déchire ! Ca met en forme pour toute la journée !". C'est le plus beau compliment que l'on puisse nous faire. Ca veut dire que quelque part, le but que l'on voulait atteindre, ça a touché certaines personnes.
Les 13 singles de votre album décrivent donc des moments de vie et des personnages que vous avez croisés. En fait, par rapport au style musical que vous revendiquez, il n'y a pas de message ou de grosse prise de position. Vous n'avez pas voulu aller dans ce créneau ?
Oui, il y a beaucoup de groupes qui sont là-dessus dans notre style musicale. Même dans les concerts, il y a des messages politiques. Ce n'est pas que l'on soit contre les messages politiques mais ce n'est pas notre leitmotiv. On a envie que Clément soit un vecteur d'énergie, un conducteur, mais pas un leader, ni un porte-parole de telle ou telle idée. Même si on a des opinions, on n'a pas envie de mélanger les choses. Entre " Vive la gauche ! ", " Vive la droite ! ", " Vive machin ! ", comme cela se fait beaucoup dans les concerts, ou encore " Fumez le cannabis ", nous, on n'a pas envie de tomber là-dedans .Il y a des messages quand même dans les textes au travers des petites histoires de la vie de tous les jours des différents personnages de l'album.
Enfin, il y a une chose très particulière dans cet album, c'est la présence d'un violon dans différents morceaux, comme par exemple "La Danse de Salomé". C'est un peu inattendu pour un groupe qui a plutôt une identité rock et ska ?
Ca se fait quand même, mais c'est vrai que c'est moins commun qu'une section cuivre. On a la chance d'avoir un violoniste dans le groupe et puis de pouvoir l'exploiter. Dans les débuts et sur le premier album le violon apparaissait beaucoup moins. C'est un timbre qui nous plait beaucoup. C'est un timbre qui plait aux gens. C'est quelque chose de chaleureux qui peut dégager plusieurs émotions. Ca colore vachement la musique. On avait vraiment envie de mettre ça en valeur. Je pense que dans le prochain album, ça sera encore plus mis en avant.
Quelles sont vos influences musicales et vos sources d'inspirations?
Chaque membre du groupe a son carré de verdure, sa source d'inspiration particulière. On n'écoute pas tous la même chose. Le batteur et moi, avant nous étions dans un groupe de métal. C'est une musique que j'ai beaucoup écoutée et que j'écoute encore. Quand je dis métal ce n'est pas Iron Maiden mais c'est plutôt les Red Hot. Ensuite, Jérémie est un fan invétéré de Manu Chao et de la Mano Négra. Déjà, tu vois, c'est très éclectique. Alex lui est ouvert à tout, de la variété au rock festif, mais il n'est pas très rock hard ni techno. Ensuite, on a les saxes qui vont être jazz et funk. Clément, ancien punk, écoutait beaucoup de groupe comme les Béruriers Noirs ou OTH. Le point commun entre nous, c'est que l'on écoute tous des choses comme les Spook and the Guay et Zebda, des choses comme la Mano, la Mano c'est vraiment le groupe qui nous unit tous.
Qui s'occupe de la composition musicale des morceaux et comment travaillez-vous ?
On est deux à faire vraiment les musiques. On arrive avec les idées principales, les grandes trames, avec une vision à nous du morceau, les accords, la structure. Souvent, avant les répétitions, on va jouer le morceau seul à la guitare et en fredonnant l'air si l'on n'a pas les paroles. De là, ça plait ou ça plait pas. Si ça fait l'unanimité, c'est parti ! Tout le monde arrange et tout le monde ajoute sa petite graine. Le résultat final, ce n'est pas le travail d'une seule personne mais c'est bien un morceau du groupe, même si l'idée principale est amenée par Jérémie ou moi.
Et pour l'écriture des textes ?
Pour les textes, il y a Clément qui écrit, il y avait aussi Bourdil à l'harmonica. Il est parti juste après cet album là. Il écrivait beaucoup de paroles, il nous a laissé une flopée de textes. De plus, souvent après les répétitions, quand on est en phase de composition et que l'on manque de texte, on essaye de les écrire à plusieurs. On part sur un thème. Souvent, il y a un refrain complet, puis on brode autour. Chacun y va de sa tâche personnelle.
Depuis la naissance du groupe vous avez fait pas mal de concerts et de scènes. Un concert des Beautés Vulgaires ça ressemble à quoi ?
Il y a beaucoup d 'énergie, un peu comme pour l'album. On veut faire passer de la bonne humeur. Du premier au dernier rang, on a envie que les gens repartent avec le sourire avec un bon souvenir. Le chanteur est très show man. Clément a une présence énorme. C'est un grand sportif. On bénéficie donc de sauts périlleux entre deux refrains. Il va se mettre à marcher sur les mains en plein milieu ou sauter dans le public, ce genre de truc là.... Mais, il n'a pas pour autant le monopole scénique. On nous a souvent dits que lorsque l'on regarde le spectacle, on n'est pas focalisé que sur le chanteur ou sur le solo de tueur du batteur. En général, on nous dits plutôt qu'on ne sait pas trop où regarder, car partout ou l'on regarde, il se passe quelque chose. En fait, on essaye d'occuper un maximum la scène, de faire participer un maximum le public et de faire entrer tout le monde en trans !
Va-t-ton bientôt vous revoir sur scène ?
Là on est en vacances, mais on va repartir le 22 janvier pour Paris au Glazart. Les dates phares, ça va être le retour à Paris. L'année dernière on avait fini à Paris. On adore jouer là-bas. On a aussi la chance de faire une résidence d'une semaine à Lyon. Là-bas, on va pouvoir travailler le show comme il faut, les lights, le son, dans les moindres détails pour pouvoir à la fin de la semaine faire un concert béton aux petits lyonnais. Et puis, on va faire tout un tas de dates dans toute la France.
Quels sont vos projets pour cette année ?
Les projets, c'est faire une tournée encore plus aboutie que la première pour l'album "Zoo de Nuit", donc une tournée avec des plus grosses dates et beaucoup de festivals cet été. J'espère qu'au cours des concerts, dans ces festivals à partir de juillet, on va essayer d'inclure les morceaux du prochain album. On a commencé à composer. On espère que tout sera prêt pour l'enregistrement en octobre novembre. On a déjà quelques titres. On a trois chansons qui sont embryonnaires. On les joue, on les répète mais rien n'est encore fixé. Pour l'instant, on les garde, on les joue pour nous et puis on essaye de créer un petit peu.
Dans toutes les scènes que vous avez déjà faites, y a-t-il un concert qui vous a plus particulièrement marqué ?
On a eu la chance l'année dernière de jouer au Zénith de Toulouse avant la catastrophe de l'AZF.. C'était avec "les motivés". Il y a avait tout un concert avec beaucoup de promo. Il y avait Zebda, Spook and the Guay. Jouer devant 9000 personnes, juste après la sortie de notre deuxième album dans notre ville, ça a booster le départ du disque et l'ensemble du groupe !
> En savoir plus sur le Net avec Google
Olivier Delay, le 14/01/2002 pour MusicActu
olivier.delay@musicactu.com
Copyright © 2000-2008 MédiasActu · publicité .gif)
En savoir plus sur MusicActu et contacter la rédaction, cliquez-ici
Design / Développement / Hébergement : Goupe Les Argonautes · MusicActu utilise DELIA, outil de gestion de contenu
Tout pour ton mobile : logos, sonneries, jeux Java, vidéos - Sonneries MP3 et sonneries polyphoniques pour ton mobile
Logos couleurs et logos animés pour ton mobile - Jeux pour mobiles et jeux Java - Vidéos pour ton mobile
referencement · modelisme monster truck · vacances en corse ile rouse balagne
sitemap paroles actualité musicale actualités musicales actu musique electro hip hop chansons variété rock album clip biographie trip hop dj reggae radio concert classement pop festival
N'oubliez pas de citer vos sources ;)
www.MusicActu.com
Copyright © 2000-2008 MédiasActu